Le député national Iracan Unen Gratien de Saint-Nicolas se dit favorable à la redevabilité des élus, tout en appelant à une distinction claire entre les missions constitutionnelles du député et celles du Gouvernement. Dans un communiqué n° 007/2026 publié le 7 octobre à Kinshasa, l’élu réagit à l’appel du Bureau de l’Assemblée nationale à la transmission des bilans des réalisations des députés.

S’il reconnaît la nécessité de rendre compte à la population, Iracan Unen Gratien estime que l’évaluation des élus doit prioritairement porter sur leur travail parlementaire : initiatives législatives, contrôle de l’action gouvernementale, moyens d’information et plaidoyers en faveur des populations.

Le député souligne que la construction des écoles, des routes, des ponts et des centres de santé relève principalement de l’Exécutif, dont les actions sont financées par le budget de l’État.

Se présentant comme un élu de l’opposition, il affirme n’avoir bénéficié d’aucun appui financier de l’État pour financer des infrastructures ou des interventions sociales dans sa circonscription. Il indique avoir mené ses actions avec ses propres moyens et à travers des plaidoyers auprès des autorités.

À cet effet, Iracan Unen Gratien demande au Bureau de l’Assemblée nationale de clarifier l’existence éventuelle de mécanismes de financement permettant aux députés de réaliser des projets publics, d’en préciser les critères d’attribution et, le cas échéant, de publier les noms des élus bénéficiaires.

L’élu appelle ainsi à une évaluation conforme aux prérogatives constitutionnelles des députés, estimant que la redevabilité ne doit pas conduire à confondre les responsabilités du législateur avec celles du Gouvernement.

« Le peuple congolais mérite la vérité sur le travail de ses élus », conclut-il, tout en annonçant la transmission de son bilan d’actions parlementaires dans le délai fixé.

Michel Kasanga

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